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04 Juillet
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Le combat spirituel : Une tension théologique / Spiritual Warfare : A theological balance

(English follows)

Matt. 2.8-12 : « Puis il les envoya à Bethlehem, en disant : Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille moi aussi l’adorer…  Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant …se prosternèrent et l’adorèrent  Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

 Nous avons ici un récit fort intéressant. En effet au v.12 Hérode le machiavélique se fait déjouer par les mages. Derrière ce récit, nous voyons la victoire de Dieu contre Satan. Satan tente de tuer l’enfant par Hérode, tandis que Dieu intervient par un songe divin pour protéger l’enfant.

Nous sentons très souvent une tension dans les Écritures. D’un côté, Satan ne peut rien faire, sinon ce qu’il obtient comme autorisation divine (Ex. Job 1.11; 2.5; les douze dans Luc 22.31; les croyants dans Apoc. 12.10), et de l’autre côté, nous voyons des actions diaboliques qui, comme dans le récit ci-haut, semblent avoir été déjouées par la sagesse divine.

En effet, il est clair d’après les Écritures que derrière la jalousie maladive d’Hérode dans Mathieu chapitre 2, il y avait Satan qui poussait Hérode à tuer l’enfant (Apoc. 12.4). Si nous disons que toutes les actions diaboliques sont uniquement celles que Dieu permet, celle-ci était-elle permise par Dieu? Si oui, ça semble très curieux puisque Dieu envoie un songe pour empêcher Satan de pouvoir le tuer.

Comment réconcilier cette tension? D’un côté Satan ne fait que ce que Dieu lui alloue de faire, ceci nous assure la pleine protection divine ; de l’autre, il est tout aussi évident que l’Écriture nous enjoint de lutter contre Satan. Une attitude passive devant les attaques diaboliques ne peut être justifiée par le fait que Satan ne pourra faire plus que ce que Dieu lui permettra.

Si nous ne tenons pas compte de cette tension, nous en venons à deux aberrations que j’ai entendues par le passé : soit une forme de déterminisme qui rend passif devant Satan et ses manigances, puisqu’il sera limité par Dieu. On ne veut tout de même pas s’opposer à la souveraineté de Dieu!… soit, de l’autre côté, une forme d’incertitude débilitante dans le combat. Si Satan est libre de me faire tout ce qu’il veut, je peux être livré entre les mains de ce meurtrier sanguinaire sans que j’y puisse quoi que ce soit! Que Dieu nous garde d’atténuer cette tension. Elle est saine.

Une partie de l’explication concernant cette tension est probablement dans la « marge de manœuvre » que Dieu accorde au diable. Le cas de Job en est une illustration frappante. Dieu ne dit pas à Satan le mal qu’il doit faire, mais il place plutôt une limite à son action méchante. À l’intérieur de cette limite, Satan a libre cours pour exprimer sa cruauté, sa folie et ses desseins malveillants. Au début, il ne peut toucher Job lui-même (1.12). Alors il détruit toutes ses possessions sans pitié. Ses fils, ses troupeaux, sa maison, tout y passe. La rage diabolique est totale, mais elle est contenue. Job n’est pas livré entre les mains de Satan, lui-même est épargné. Ensuite, une autre limite est imposée à l’ange maléfique. Il ne peut porter atteinte à la vie de Job (1.6). Il lui inflige alors une maladie dont la souffrance constante ne lui laisse aucun répit. Satan décide d’épargner la femme de Job, elle servira ses desseins : tenter Job à maudire Dieu (2.9).

Gardons les affirmations bibliques qui semblent contradictoires sous une saine tension. Ainsi, avoir l’assurance que rien ne nous arrive en dehors de la souveraineté de Dieu, n’empêchera pas que, face au diable qui profitera de toute la liberté dont il disposera, nous lui livrions ardemment bataille.

 

 

Spiritual Warfare : A theological balance.

Matt. 2.8-12: “He sent them to Bethlehem and said, ’Go and search carefully for the child. As soon as you find him, report to me, so that I too may go and worship him.’ (…) On coming to the house, they saw the child with his mother Mary, and they bowed down and worshipped him. (…) And having been warned in a dream not to go back to Herod, they returned to their country by another route.”

Here we have a very interesting story. Indeed, in verse 12 malignant Herod  is foiled by the Magi. And behind this we see God’s victory over Satan. Satan tries to kill the Child, using Herod, while God intervenes, using a dream to protect the Child.

Very often we see a balance in Scripture; on one side we see that Satan can do nothing more than what he obtains from divine authority (for example Job 1:11; 2:5; the twelve disciples in Luke 22:31; the believers in Rev. 12:10), and on the other hand we see diabolical actions, as in this instance, that seem to have been foiled by divine wisdom.

It is indeed clear, according to Scripture, that Satan was behind Herod’s pathological jealousy that pushed him into trying to kill the Child in Matthew chapter 2 (see also Rev. 12:4). If we say that all diabolical actions are only those that God permits, I must ask, “Was this one permitted by God?” If so, why then does God send a dream to keep Satan from killing the Child?

How do we reconcile this tension? On one hand Satan can do nothing that God does not allow, and this assures us of full divine protection, and on the other hand it is just as evident that Scripture tells us to engage in warfare against Satan. A passive attitude toward diabolical attacks cannot be justified by the fact that Satan can do no more than God will allow.

If we disregard this tension in Scripture, we will fall into one of 2 aberrations which I have heard in the past: either a form of determinism that makes us passive toward Satan and his schemes, since God limits his possibilities – we of course don’t want to go against the sovereignty of God – or a form of debilitating uncertainty in our combat. If Satan were free to do whatever he wants to me, I would be an easy prey in the hands of this bloodthirsty murderer! May God keep us from lessening this tension. It is sound.

Part of the explanation regarding this balance or tension is probably found in the « manoeuvering space » that God allows Satan to have. Job’s case is a striking illustration of this. God doesn’t tell Satan which evil action he can do, but He sets a limit to what he can do. Inside this limit, Satan is free to express his cruelty, his foolishness and his malicious plans. At first, he is forbidden to touch Job himself (1:12). So he recklessly destroys all of Job’s possessions. His sons, his flocks, his house, everything is destroyed. The devil’s rage is full, but it is contained. Job isn’t delivered into the hands of Satan; he himself is spared. Then, another limit is imposed to the evil angel. He cannot take Job’s life (2:6). Therefore the devil inflicts on Job an illness with constant suffering, leaving him no rest. Satan decides to spare Job’s wife; she will serve his purposes, tempting Job to curse God (2:9).

Let’s keep seemingly contradictory biblical statements in a sound balance. Thus, being convinced that nothing can happen to us outside God’s sovereign will won’t keep us from fighting back in the battle against our enemy the devil in his sovereignly contained, yet still malicious attacks.

Richard Houle

À propos de l'auteur

Richard Houle a connu le Seigneur à l’âge de 17 ans en lisant l’évangile de Matthieu. Désirant partager sa foi autour de lui, il a rapidement vu le Seigneur attirer à Lui plusieurs jeunes du club de natation dont il faisait partie. Richard travaille dans le ministère pastoral à temps plein depuis 1975. Il a œuvré à St-Hyacinthe, à Longueuil, dans la région de Granby et il est présentement dans la région de Montréal en vue d’y débuter un mouvement d’implantation d’Églises.

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