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04 Mai
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Tu veux la victoire? Reconnais que tu es mort à la loi.

Texte : Romains 7.1-6

Te souviens-tu de ce qui arrivait lorsque ton père ou ta mère t’interdisait quelque chose? N’est-ce pas que la tentation devenait plus intense à cause de l’interdit? La friandise dans l’armoire, la tirelire dans la chambre, l’émission de télé… Même l’enfant de deux ans a tendance à désirer ce qu’on lui interdit. « Ne va pas dans la rue! ». Il fait quelques pas vers la rue et nous regarde de manière hésitante pour voir notre réaction! Cette tendance est universelle. Ce qui est interdit semble tellement attirant. Ce principe opère puissamment dans la sphère spirituelle. La Bible déclare elle-même que cette interaction avec la loi divine a le même effet en nous. Tout le chapitre 7 de l’épître aux Romains le présente. C’est donc un élément très important lorsque je veux vaincre le péché. Tu veux vaincre le péché? Reconnais ta nouvelle position face à la loi!

Paul, après avoir démontré notre mort face au péché, pousse l’argument plus loin. Il sait que tant et aussi longtemps qu’un croyant a une approche légale face à l’Ancien Testament, le péché « utilisera » cela pour le tenter. Considérons ce concept plus attentivement.

Paul déclare au chapitre 7, verset 5 : « Car, lorsque nous étions (sous l’emprise) de la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres et nous faisaient porter du fruit pour la mort ». La traduction littérale de Darby dit : « Car, quand nous étions dans la chair… » Le verbe est à l’imparfait (passé) et indique notre état avant de devenir chrétien : nous étions dans la chair. La chair nous dominait. La chair caractérisait notre identité. Comme Paul le dit dans Éphésiens 2. 3, « nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair. »

Toutefois, ce non-croyant souvent religieux que nous étions tentait de respecter les commandements de Dieu. Il désirait aller au ciel. C’est alors que le combat intense avec le péché décuplait. La loi ne faisait que provoquer les passions de la chair. Paul dit : « les passions pécheresses qui se servent de la Loi opéraient en nos membres » (version Jérusalem). La chair en moi qui dominait mon existence et qui désirait ce que était interdit, n’en était que ravivée, stimulée par le commandement. Dieu disait : « Tu ne convoiteras pas » (10ième commandement), mais ce commandement produisait dans mes membres le désir intense de convoiter.

L’interdiction-même produit en l’homme religieux irrégénéré le désir de l’interdit. C’était ce qu’avaient été, avant leur conversion, la plupart des lecteurs de l’épître (v.1 « …je parle à des gens qui connaissent la loi… »). C’est une situation fort malheureuse; l’homme religieux irrégénéré est pris dans une spirale du mal en lui. Il désire obéir à Dieu, mais la loi le pousse à pécher! C’est le péché en lui qui se manifeste dans toute sa laideur. Celui-ci utilise même le commandement pour le rendre misérable.

Comment se débarrasser d’une telle spirale de corruption? Paul donne la solution dans les versets 1 à 6 de Romains 7. Je dois non seulement comprendre que je suis mort au péché (chapitre 6), mais aussi que je suis mort à la loi. Wow, il s’en est passé des choses en moi lorsque je me suis converti!

Paul va prendre une image saisissante pour nous le faire comprendre : celle du mariage. Son illustration est assez simple à comprendre. Il compare notre union à la loi avant notre conversion à une femme qui est liée à son mari par les liens du mariage. Ces liens subsistent tant que les conjoints sont vivants (7.2). Lorsque l’un des deux meurt, l’autre peut se remarier (7.3). Le lien du mariage est rompu. Paul déclare que c’est là ce qui nous est arrivé dans notre rapport avec la loi divine. Nous étions « unis à la loi » comme à un mari. Un mari parfait qui tenait à la droiture, à la justice et à la sainteté; mais également un mari qui soulignait constamment nos manquements et qui nous condamnait. Il n’avait aucune compassion pour les faiblesses. Ses ordres nous poussaient même à désobéir. Nous voulions lui plaire, mais ses exigences froides, sa condamnation, son absence d’amour nous rendaient misérables.

C’est pourquoi Jésus prit les choses en main. L’argument de Paul est le suivant : puisque maintenant « je suis mort » avec Christ, je ne suis plus lié à « mon ex ». Ma mort a changé à jamais ma condition. Tout comme cette femme qui mourut, étant maintenant libérée de ce conjoint accusateur puisque la mort avait brisé son lien de mariage, de même notre union avec Christ a brisé notre union avec la loi.
Paul emploie des expressions très claires et répétées pour décrire ce nouvel état :

Expressions claires :
v. 4 : « vous avez été mis à mort à la loi » (Darby)
v. 5 : « dégagés de la loi »

Expressions tirées de la comparaison avec un mariage :
v. 3 : « affranchie de la loi »
v.2 : « dégagée de la loi »

Quatre fois, Paul y revient : Affranchi, dégagé, mis à mort à, dégagé. Il insiste, car il parle à d’anciens juifs, encore tellement attachés à la loi. Cette séparation d’avec la loi fut faite « par le corps du Christ ». Christ, en mourant dans son corps, n’a pas seulement exécuté mon vieil homme, mais par cette mort réelle il a également rompu mon mariage avec la loi.

C’est fini, ce mari exigeant, sans amour, toujours parfait et condamnant n’a plus de lien avec moi. Dans l’exécution que Christ a subie, je suis mort moi aussi. Je suis donc maintenant libre de la loi.

La version Parole Vivante présente fort bien l’idée du texte (7.5) (PVV) « Il en est de même pour vous, mes frères : la mort subie par le Christ est aussi la vôtre, puisque vous êtes devenus un avec lui. Cette mort a creusé un fossé infranchissable entre la Loi et vous. Si vous êtes morts, le lien qui vous unissait à la Loi est donc rompu. La Loi n’a plus de pouvoir sur vous. Vous êtes par conséquent libres d’appartenir à un autre, de contracter une union avec lui – je veux dire : avec le Christ, le Ressuscité, qui vous a arrachés à la mort avec lui. Unis à lui, vous pouvez à présent porter des fruits pour Dieu et accomplir ce qui lui est agréable. »

Voilà une bonne nouvelle, toujours centrée sur l’œuvre de Christ à la croix! Je puis maintenant servir Dieu sans lien avec la loi de Moïse. Je ne suis plus « sous la loi de Moïse » (I Cor. 9.20), je ne suis plus « sans loi divine » (…v.21). Je suis, comme Paul le dit au v. 21b, « sujet à la loi de Christ ». La loi de l’amour de Christ me presse. Je réponds à son amour, je l’aime, je ne fonctionne plus par la loi. C’est son amour qui me motive à l’aimer en retour et à « garder Ses commandements », plutôt que la honte et la peur de subir un regard hautain et accusateur.

Romains 7.6 (Version Parole vivante) : « Mais maintenant, nous avons été soustraits au pouvoir de la Loi : le tyran n’a pu retenir ses esclaves : la mort nous a fait sortir de la prison où la Loi nous gardait captifs. A présent, nous possédons une nouvelle vie. Nous sommes libres de servir Dieu, et nous le servons, non plus comme sous le régime périmé du code légal, en étant assujettis à des prescriptions écrites, mais d’une manière spirituelle, avec les forces que nous donne l’Esprit du Christ en nous. »

Richard Houle

À propos de l'auteur

Richard Houle a connu le Seigneur à l’âge de 17 ans en lisant l’évangile de Matthieu. Désirant partager sa foi autour de lui, il a rapidement vu le Seigneur attirer à Lui plusieurs jeunes du club de natation dont il faisait partie. Richard travaille dans le ministère pastoral à temps plein depuis 1975. Il a œuvré à St-Hyacinthe, à Longueuil, dans la région de Granby et il est présentement dans la région de Montréal en vue d’y débuter un mouvement d’implantation d’Églises.

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